Commentaires sur les marchés - juillet 2026

Commentaires sur les marchés - juillet 2026
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 Points clés

• Les marchés boursiers mondiaux ont affiché de très solides rendements au deuxième trimestre. Les rapports robustes sur les bénéfices des sociétés ont contribué à alimenter une forte reprise en avril, malgré le conflit en cours au Moyen-Orient. Vers la fin du trimestre, un cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis a contribué à faire reculer les prix du pétrole. Ce repli a calmé les craintes d'inflation et atténué les inquiétudes persistantes concernant les perspectives économiques. 
• Les actions américaines ont offert des rendements parmi les meilleurs au monde au deuxième trimestre. L'indice S&P 500 a progressé de 15 %. Cette hausse a été soutenue par les profits élevés des sociétés et l'enthousiasme continu pour l'intelligence artificielle (« IA »). Le marché boursier canadien a tiré de l'arrière par rapport aux autres marchés mondiaux, malgré un gain solide de 7 %. Le secteur financier a enregistré d'excellents résultats, mais cette performance a été neutralisée par les rendements négatifs des secteurs des ressources par la baisse du prix des matières premières. 
• Le marché obligataire canadien a généré un rendement de 2 % au deuxième trimestre. Le cessez-le-feu a entraîné les taux d'intérêt à la baisse et ravivé l'appétit pour le risque sur le marché des obligations de sociétés. Les écarts de crédit se sont redressés après leur faiblesse du mois de mars. Les obligations de sociétés ont connu un trimestre solide, alors même que le marché absorbait un volume d'émission record de 68 milliards de dollars. Ce montant comprenait des opérations jalons menées par les géants technologiques Alphabet et Amazon, qui ont suscité une forte demande de la part des investisseurs. 
• Les banques centrales ont maintenu leurs taux directeurs inchangés des deux côtés de la frontière. La Banque du Canada a laissé son taux à 2,25 %, évoquant une économie plus faible et un contexte incertain. La Réserve fédérale américaine a également opté pour le statu quo, tout en signalant une attention accrue portée à l'inflation sous sa nouvelle direction. 

 


Le point sur l’économie et les marchés

Résumé économique : Aux États-Unis, l'activité économique est restée résiliente au cours du deuxième trimestre en dépit d'une incertitude géopolitique accrue et de prix de l'énergie élevés. Les dépenses de consommation et les investissements des entreprises ont continué de soutenir la croissance, particulièrement dans les secteurs de l'intelligence artificielle et des infrastructures numériques. Les pressions inflationnistes ont augmenté pendant le trimestre, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie causée par le conflit en cours au Moyen-Orient. Le marché du travail est demeuré 

stable, bien que les tendances sous-jacentes se soient affaiblies. La Réserve fédérale a maintenu une position prudente et a laissé ses taux d'intérêt inchangés lors de ses réunions d'avril et de juin. La réunion de juin marquait la première réunion du nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh. Ce dernier a souligné son engagement à lutter contre l'inflation et a déclaré que la Réserve fédérale allait « tracer une nouvelle voie ». Cette nouvelle orientation comprend une réduction de l'utilisation d’un cadrage prospectif concernant la trajectoire probable de ses futures modifications de politique monétaire. 

Au Canada, l'économie a progressé modestement au cours du trimestre après une période de faiblesse antérieure. Les conditions du marché du travail ont été généralement stables, bien que les signes d'amélioration appréciable soient restés limités. Les pressions inflationnistes ont légèrement augmenté, traduisant les prix élevés de l’énergie. La décision des États-Unis de ne pas renouveler l'ACEUM sous sa forme actuelle lors de l'examen de 2026 a accentué l'incertitude entourant la politique commerciale. Les inquiétudes concernant de futures mesures tarifaires et d'éventuelles modifications de l'accord ont continué de peser sur la confiance des entreprises et les investissements. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de ses deux réunions du deuxième trimestre, invoquant la léthargie de la conjoncture économique et une incertitude élevée. 

Marchés obligataires : L’indice d’obligations totales canadiennes a inscrit un rendement de 2,0 % au deuxième trimestre. Le marché a acquis la certitude que la guerre en Iran approchait de sa conclusion, ce qui a exercé une pression à la baisse sur les 

taux d'intérêt. Cela dit, bien que les taux d'intérêt aient finalement baissé au cours du trimestre, la période a été marquée par la volatilité. Les taux d'intérêt ont atteint un sommet en mai, sur fond d'incertitude quant aux négociations intermittentes entre l'Iran et les États-Unis. Le cessez-le-feu semblant tenir, les taux d'intérêt avaient commencé, à la fin du trimestre, à refléter un risque d'inflation moindre lié aux prix de l'énergie. 

Cette perspective d'une inflation plus faible s'est répercutée sur les attentes du marché concernant le taux d'intérêt directeur de la Banque du Canada. À la fin du premier trimestre, les marchés intégraient une probabilité de 70 % pour deux hausses de 25 points de base d'ici la fin de 2026. À la fin du deuxième trimestre, cette prévision est tombée à une probabilité de 50 % pour une seule hausse de 25 points de base. 

De plus, le cessez-le-feu a soutenu l'appétit pour le risque sur le marché des obligations de sociétés. Les écarts de crédit (c'est-à-dire le rendement supplémentaire des obligations de sociétés par rapport aux obligations d'État pour compenser leur risque accru) ont partiellement inversé le mouvement d'aversion au risque observé en mars et sont revenus vers les niveaux constatés au début de l'année. Les écarts n'ont pas pu regagner entièrement le terrain perdu en raison du volume record d'émissions d'obligations de sociétés au cours du trimestre. Il y a eu 101 obligations émises au deuxième trimestre, pour un total record de 68 milliards de dollars, soit une hausse impressionnante de 84 % d'une année sur l'autre. Cette augmentation a été alimentée par deux émissions monstres de géants de l'infonuagique aux États-Unis. Alphabet, la société mère de Google, a établi un record canadien en sollicitant le marché à hauteur de 8,5 milliards de dollars en une seule journée en mai. Ce record a tenu pendant près d'un mois avant qu'Amazon ne sollicite le marché pour un montant exceptionnel de 14 milliards de dollars en juin. Bien que ce niveau d'offre ait élargi les écarts à mesure que les investisseurs absorbaient ces transactions, le fait qu'elles aient été réalisées à une telle échelle a fourni une preuve solide de l'enthousiasme continu des investisseurs à soutenir le marché des nouvelles émissions. 

Marchés boursiers – aperçu : 

Les marchés boursiers mondiaux ont offert des rendements solides au deuxième trimestre. Le rallye a été amorcé en avril par de solides rapports sur les bénéfices des entreprises au premier trimestre. Les sociétés américaines ont affiché une forte 

rentabilité, contribuant ainsi à la reprise du marché boursier américain après les ventes massives en mars. L'indice S&P 500 a progressé de 15 %, porté par un enthousiasme continu pour l'intelligence artificielle, les actions de semi-conducteurs enregistrant les gains les plus importants. Les actions canadiennes ont gagné 7 %. Le secteur en tête du marché a été celui des services financiers, qui a bénéficié de bénéfices résilients et d'une forte activité sur les marchés des capitaux. En revanche, le secteur des matériaux a accusé un retard, la baisse des prix des matières premières et de l'or ayant pesé sur les actions minières. Le secteur de l'énergie a également produit un sous-rendement dans un contexte de baisse des prix du pétrole brut. Parallèlement, les actions internationales ont aussi progressé, l'indice de l'Europe, de l'Australasie et de l'Extrême-Orient (EAFE) gagnant environ 12 %. Il a également été soutenu par des bénéfices de sociétés résilients et par l'amélioration du sentiment économique. 



Actions américaines : 

Les actions américaines ont amorcé une solide reprise au deuxième trimestre, portées par des bénéfices supérieurs aux attentes des entreprises de semi-conducteurs et d'infrastructures d'IA. La direction du marché est restée concentrée sur un groupe restreint de bénéficiaires de l'IA. Toutefois, le secteur industriel a également connu un trimestre solide, à l’image d’une activité manufacturière saine et des tendances continues en matière d'investissements en capital. 

Le déploiement des infrastructures d'IA a continué de s'accélérer au cours du trimestre. Les puces mémoire sont apparues comme un goulet d'étranglement clé dans la chaîne d'approvisionnement, la forte demande ayant poussé les prix à la hausse. Les estimations du secteur suggèrent désormais que les dépenses de capital annuelles approchent les 750 milliards de dollars américains, contre 400 milliards l'an dernier. Alors que les besoins d'investissement continuaient de croître, plusieurs grandes entreprises technologiques ont sollicité les marchés de la dette et des capitaux propres pour aider à financer ces projets à forte intensité de capital. Un exemple de cette tendance a été SpaceX, qui a réalisé une introduction en bourse historique le 12 juin, levant 75 milliards de dollars américains à un prix d'offre de 135 dollars américains par action. Après des débuts boursiers solides, la capitalisation boursière de l'entreprise a dépassé les 2 000 milliards de dollars américains, la plaçant à portée de main des plus importants constituants du S&P 500 par capitalisation boursière. Son envergure a incité de nombreux fournisseurs d'indices, dont le Nasdaq, à accélérer l'inclusion du titre dans leurs indices. L'action sera intégrée à l'indice Nasdaq-100 le 7 juillet, en vertu de règles d'admission révisées conçues pour les très grandes capitalisations. Le Nasdaq a modifié sa règle afin que les plus grandes nouvelles entreprises puissent rejoindre son indice principal dans un délai de 15 jours de négociation, plutôt que d'attendre les trois mois habituels. Cependant, SpaceX reste inadmissible au S&P 500 et a peu de chances de se qualifier avant la mi-2027, car le fournisseur de l'indice continue d'exiger un historique de rentabilité démontré. 

Vers la fin du trimestre, cependant, l'évolution des actions liées à l'IA est devenue de plus en plus volatile après une période prolongée de progression marquée. Les actions de semi-conducteurs ont subi des pressions à partir du début du mois de juin, malgré des publications de bénéfices globalement positives. Les solides résultats de sociétés telles que Broadcom et Micron n'ont pas permis de prolonger le rallye du secteur, en raison d’un marché qui avait déjà intégré des attentes de croissance exceptionnellement optimistes. Les valorisations étant tendues et le positionnement des investisseurs saturé, même des bénéfices solides ont été insuffisants pour générer de nouveaux gains. Par conséquent, les investisseurs se sont de plus en plus tournés vers des secteurs moins exposés au risque lié aux bénéfices de l'IA, les services financiers et la santé figurant parmi les bénéficiaires où les valorisations étaient plus attrayantes et les attentes en matière de bénéfices semblaient moins exigeantes. 



Actions canadiennes : 

Au Canada, le secteur des services financiers a été le principal moteur des gains de l'indice composé S&P/TSX. Les actions bancaires ont progressé, les grandes banques ayant publié des bénéfices supérieurs aux attentes de manière généralisée, grâce à une forte activité sur les marchés des capitaux. La hausse des revenus de souscription d'actions et de conseil témoignait de l'amélioration du volume des transactions, tandis que les augmentations de dividendes et l'élargissement des programmes de rachat d'actions ont signalé une grande confiance quant aux perspectives de bénéfices. Une réduction favorable des exigences de fonds propres nationaux, annoncée au cours du trimestre par l’organisme de réglementation financière du Canada, a également soutenu la tendance. 

Cependant, les gains du secteur financier ont été partiellement compensés par la faiblesse du secteur des ressources naturelles. Les actions de l'énergie ont cédé leurs gains antérieurs alors que les prix du brut ont reculé de leurs sommets de cycle à la suite de la désescalade au Moyen-Orient. Le secteur des matériaux a accusé un retard, les prix de plusieurs métaux industriels et précieux s'étant stabilisés après un solide début d'année. Cela a entraîné des prises de bénéfices sur l'ensemble des actions minières. Dans ce contexte, la plus forte pondération du TSX dans les services financiers et les ressources naturelles par rapport aux technologies à forte croissance s'est avérée à la fois une source de stabilité et un frein à son rendement relatif. L'indice a été protégé de la volatilité observée dans certains segments du commerce américain lié à l'IA, mais il a moins profité des gains menés par la technologie qui ont continué de propulser le rendement supérieur des grandes capitalisations américaines au deuxième trimestre. 



En conclusion : Dans l'ensemble, le deuxième trimestre a démontré la résilience des marchés financiers face aux développements géopolitiques, à l'évolution des attentes de politiques monétaires et à l'incertitude commerciale persistante. Bien que les investisseurs soient restés attentifs à l'évolution de l'inflation et des politiques monétaires, le sentiment du marché s'est redressé en avril et est demeuré solide tout au long du trimestre. La croissance économique est restée généralement constructive, les bénéfices des entreprises ont été globalement favorables. De plus, les investissements soutenus dans l'IA et les infrastructures numériques ont continué d'offrir un effet bénéfique important pour les actifs à risque.

Copie téléchargeable
 
Mark Warywoda, CFA
vice-président, Placements publics
Ian Whiteside, CFA, MBA
vice-président adjoint, Placements publics
Johanna Shaw, CFA
directrice, Placements publics
Kate (Huyen) Vinh
analyste, Actions
   
 
Wanyi Chen, CFA, FRM
analyste quantitative principale
 
Andrew Vermeer, CFA
analyste principal, Crédit
 
Elizabeth Ayodele 
analyste, Crédit
 
Edward Ng Cheng Hin
analyste, Crédit
 
Francie Chen
analyste, Taux

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